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Notions

Ce que signifient les valeurs des fiches techniques, expliqué simplement : ce que mesure chacune, dans quelle unité et comment la lire.

La chaleur

Le pouvoir isolant

m²K/W

R, la résistance thermique

Définition. La mesure dans laquelle la couche ou l'ensemble s'oppose au passage de la chaleur.

Lecture. Plus elle est élevée, mieux le produit isole. Pour un seul matériau, R est l'épaisseur en mètres divisée par λ.

Chez Isoflect
  • Le pack réfléchissant en deux couches : R = 2,09 m²K/W, mesurée sur l'ensemble Gold + 6 cm d'air + Multistrat (Lambda-Meter EP500e, à 10 °C et 15 K).
  • Le pack réfléchissant en quatre couches : R = 3,01 m²K/W, valeur déduite du rapport d'essais INCD URBAN-INCERC n° 7039 / 18.10.2023.
  • Wolle P1500, 10 cm, le matériau seul : 0,10 m ÷ 0,038 W/mK = 2,63 m²K/W (calcul à partir du λ déclaré dans la fiche technique).
W/mK

λ, la conductivité thermique

Définition. La facilité avec laquelle le matériau conduit la chaleur.

Lecture. Plus elle est faible, mieux le matériau isole. λ décrit le matériau, et non l'épaisseur : R dépend des deux.

Chez Isoflect
  • Wolle P2100 : λ₁₀ = 0,035 W/mK.
  • Wolle P800 et P1500 : λ₁₀ = 0,038 W/mK.
Source : les fiches techniques Wolle, essai selon SR EN 12667.
W/m²K

U, le coefficient de transmission thermique

Définition. La quantité de chaleur qui traverse un m² pour une différence de 1 °C entre l'intérieur et l'extérieur.

Lecture. Plus il est faible, mieux c'est. U = 1/R.

Exemple de calcul
  • Wolle P1500, 10 cm, le matériau seul : R = 2,63 m²K/W, donc U = 1 ÷ 2,63 ≈ 0,38 W/m²K.
Pour un mur ou une toiture réels, U se calcule sur l'ensemble de la composition, avec les résistances superficielles et avec le bois ou le métal de la structure (SR EN ISO 6946).
kWh/m²/an

L'énergie économisée

Définition. L'énergie économisée en un an sur chaque m², calculée par rapport à une toiture non isolée.

Lecture. Plus elle est élevée, plus vous économisez. Multipliée par la surface, elle donne l'économie annuelle de la maison.

Chez Isoflect
  • Le pack réfléchissant en deux couches : 176 kWh/m²/an.
  • Le pack réfléchissant en quatre couches : 202 kWh/m²/an.
Calculées par rapport à une toiture non isolée, dans les conditions climatiques de la Roumanie.
Le rayonnement

La face en aluminium

entre 0 et 1

L'émissivité

Définition. Une émissivité de 0,05 signifie que la face en aluminium ne rayonne que 5 % de la chaleur que rayonnerait une surface ordinaire ; elle ne cède donc pas la chaleur par rayonnement.

Lecture. Plus elle est faible, mieux c'est.

Chez Isoflect
  • Reflectiva Gold, Silver, Multistrat, Bronze et Roof Pro : 0,05.
  • Roof Optim : 0,18, également après vieillissement.
Source : les fiches techniques, essai selon prEN 15976.
%

La réflectivité

Définition. La part de la chaleur rayonnante qui atteint la membrane et qui est renvoyée.

Lecture. Plus elle est élevée, mieux c'est.

Chez Isoflect
  • Reflectiva Gold, Silver et Multistrat : 95–97 %.
  • Roof Pro : 95–97 %.
Source : les fiches techniques des produits.
La vapeur, l'eau et le feu

Le comportement de la membrane

m

Sd, la résistance à la diffusion de vapeur

Définition. La mesure dans laquelle la membrane s'oppose au passage de la vapeur, exprimée en épaisseur d'air équivalente.

Lecture. Sd élevé = pare-vapeur. Sd faible = membrane de diffusion, qui laisse sortir la vapeur.

Chez Isoflect
  • Pare-vapeur : Reflectiva Gold, Silver et Multistrat, Sd = 190 m ; Reflectiva Bronze, Sd = 140 m.
  • Membrane de diffusion : Roof Pro, Sd = 0,045 m ; Roof Optim, Sd = 0,07 m.
Source : les fiches techniques des produits.
classe

W1, l'étanchéité à l'eau

Définition. La meilleure classe d'étanchéité à l'eau pour les membranes.

Lecture. Les classes sont W1, W2 et W3 ; W1 est la meilleure.

Chez Isoflect
  • Roof Pro et Roof Optim : W1, y compris après vieillissement.
Source : les fiches techniques, essai selon EN 1928 / EN 13859-1.
classe

C-s2,d0, la réaction au feu

Définition. La classe de réaction au feu : C signifie contribution limitée au feu, s2 fumée modérée, d0 absence de gouttelettes enflammées.

Lecture. Les lettres vont de A1 à F ; plus la lettre est proche de A, moins le matériau contribue au feu. Pour la fumée, s1 est meilleur que s3 ; pour les gouttelettes, d0 est le meilleur.

Chez Isoflect
  • Wolle : C-s2,d0, sans gouttelettes incandescentes.
Source : les fiches techniques Wolle, classement selon EN 13501-1.
g/m²

La masse surfacique

Définition. Le poids d'un mètre carré de produit.

Lecture. Elle indique la quantité de matériau que vous recevez par m² et le poids d'un rouleau.

Chez Isoflect
  • Reflectiva Bronze : 125 g/m². Roof Optim : 155 g/m². Roof Pro : 230 g/m².
  • Wolle : le chiffre du nom correspond à la masse par m² ; par exemple, Wolle P1500 a 1500 g/m².
Source : les fiches techniques, essai selon EN 1849-2.
La masse thermique

La capacité de stockage calorifique

J/kgK

La chaleur spécifique, c

Définition. L'énergie nécessaire à un kilogramme de matériau pour s'échauffer de 1 °C.

Lecture. Plus elle est élevée, plus le matériau emmagasine de chaleur par kilogramme. Elle n'indique toutefois rien sur le pouvoir isolant : celui-ci est indiqué par λ et R.

kJ/m²K

La capacité thermique de la couche

Définition. La quantité de chaleur qu'emmagasine un m² de couche lorsqu'il s'échauffe de 1 °C : masse volumique × c × épaisseur.

Lecture. Les matériaux lourds et épais stockent beaucoup ; les matériaux légers stockent peu. Exemples de calcul avec les valeurs du tableau :

  • Béton de 15 cm (2 400 kg/m³) : 2 400 × 1 000 × 0,15 = 360 kJ/m²K.
  • Plaque de plâtre de 12,5 mm (900 kg/m³) : 900 × 1 000 × 0,0125 ≈ 11 kJ/m²K.
heures

Le déphasage

Définition. Le décalage entre le moment le plus chaud à l'extérieur et le moment le plus chaud sur la face intérieure du mur ou de la toiture.

Lecture. Un déphasage plus important décale le pic de chaleur vers le soir ou la nuit, lorsque vous pouvez l'évacuer par aération. Il dépend de la masse, de la chaleur spécifique et du λ de toutes les couches, et non d'un seul matériau. Il se calcule selon SR EN ISO 13786.

Avantages et inconvénients

Avantages
  • En été, la masse thermique amortit et retarde les pics de chaleur.
  • La température de la pièce varie moins au cours de la journée.
  • La chaleur du soleil ou du chauffage est emmagasinée et restituée progressivement.
Inconvénients
  • La pièce se chauffe difficilement, surtout lorsque vous l'utilisez occasionnellement, par exemple une maison de vacances.
  • Après plusieurs jours de canicule, la masse chargée restitue la chaleur vers l'intérieur, y compris la nuit, si elle ne peut pas être aérée.
  • Elle ne remplace pas l'isolation : en hiver, ce sont les déperditions de chaleur que réduit la résistance thermique R, et non la masse.
  • Un matériau humide emmagasine davantage de chaleur, mais la conduit aussi plus facilement ; SR EN ISO 10456 corrige λ en fonction de l'humidité.

Valeurs types de la chaleur spécifique

MatériauMasse volumique, kg/m³c, J/kgK
Eau, à 10 °C1 0004 190
OSB6501 700
Bois de construction5001 600
Polystyrène expansé10–501 450
Laine minérale10–2001 030
Air1,231 008
Béton2 4001 000
Plaque de plâtre9001 000
Aluminium, alliages2 800880
Acier7 800450

Source : valeurs utiles de calcul tabulées, EN 12524:2000, tableaux 1 et 2, reprises dans SR EN ISO 10456.

Les membranes réfléchissantes et Wolle sont des matériaux légers : elles ont peu de masse par m² et emmagasinent donc peu de chaleur. Leur rôle dans la composition est d'arrêter le passage de la chaleur, par R et par l'émissivité, et non de la stocker.

Le bruit

L'isolation acoustique

dB

Le décibel

Définition. L'unité dans laquelle se mesure le niveau de bruit. L'échelle est logarithmique : une baisse de 3 dB correspond à la moitié de l'énergie sonore, et une baisse de 10 dB à un dixième.

Lecture. Pour le bruit, moins de dB signifie plus de calme. Pour l'isolation, plus de dB arrêtés signifie un meilleur résultat.

entre 0 et 1

αw, l'absorption acoustique

Définition. Le coefficient pondéré d'absorption acoustique : la part du son frappant le matériau qui est absorbée, au lieu d'être réfléchie vers la pièce. Il se détermine selon SR EN ISO 354 et SR EN ISO 11654. La valeur voisine, utilisée en Amérique, est appelée NRC.

Lecture. Plus il est proche de 1, plus le matériau absorbe et moins la pièce présente d'écho.

dB

Rw, l'indice d'affaiblissement acoustique

Définition. Le nombre de décibels de bruit aérien, par exemple des voix ou un téléviseur, qu'arrête un mur ou un plancher entier. Il se mesure selon SR EN ISO 10140 et s'exprime selon SR EN ISO 717-1.

Lecture. Plus il est élevé, mieux c'est. Rw caractérise le mur entier : il dépend des plaques, de la structure, de l'étanchéité et du matériau absorbant acoustique dans la cavité.

Wolle et le bruit

La fiche technique Wolle décrit la fibre comme absorbante acoustique. Placée dans la cavité d'une cloison ou d'un plancher léger, elle absorbe une partie du son qui circulerait par le vide.

Les valeurs αw et Rw ne sont indiquées sur cette page qu'à partir de rapports d'essai.

Les normes de référence

SR EN ISO 6946 (R et U des éléments de construction) · SR EN 12667 (λ) · SR EN ISO 10456 et EN 12524 (valeurs utiles de calcul tabulées, chaleur spécifique) · SR EN ISO 13786 (déphasage) · prEN 15976 (émissivité) · EN ISO 12572 et EN 1931 (Sd) · EN 1928 et EN 13859-1 (W1) · EN 13501-1 (réaction au feu) · EN 1849-2 (masse surfacique) · SR EN ISO 354, SR EN ISO 11654 (absorption acoustique) · SR EN ISO 10140, SR EN ISO 717-1 (isolation aux bruits aériens).

Les valeurs des produits sont celles des fiches techniques, disponibles sur la page Documentation.

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